7 raisons qui poussent les DSI à claquer la porte

Du manque d’alignement stratégique à la résistance bureaucratique au changement en passant par le défi de trouver sa place aux côtés du directeur transformation numérique.

Jay Ferro, DSI de EarthLink, a démissionné après une fusion, son rôle étant amoindri. (crédit : D.R.)

Après avoir conduit, comme DSI, la transformation numérique de l’American Cancer Society, Jay Ferro est parti pour ISP EarthLink en 2016, toujours comme DSI mais aussi comme responsable produits. Donc pour superviser à la fois l’informatique et la stratégie produit de l’entreprise. Jay Ferro a commencé à travailler avec le PDG de l’époque, Joe Eazor, sur une stratégie de redressement dans laquelle il a aidé à construire des produits. Mais ensuite, EarthLink a fusionné avec Windstream, et Jay Ferro s’est vu offrir un rôle dans la société fusionnée qui n’incluait plus le contrôle des produits. Il a décliné et est parti pour devenir DSI de TransPerfect.

En moyenne, les DSI quittent les entreprises tous les 4 ans. Comme dans le cas de Jay Ferro, le départ d’un DSI est souvent motivé par de grands changements dans la stratégie ou le rôle de l’entreprise. Les DSI partent également parce qu’ils ne peuvent pas obtenir le budget dont ils ont besoin ou parce qu’ils trouvent leur stratégie négligée. Et parfois, les DSI partent parce qu’ils ne se sentent pas à l’aise avec la culture d’entreprise ou ne parviennent pas à faire leur travail.

Les DSI dans la spirale des transformations numériques

À mesure que les entreprises progressent à l’ère du numérique, le DSI est engagé dans une spirale de plus en plus rapide, trop pour ceux qui ne parviennent pas à exécuter des transformations numériques. Il n’y a aucune preuve que c’est le cas, du moins  pour le moment. La plupart des entreprises en sont encore à formuler ces stratégies numériques, il est donc peut-être trop tôt pour que les DSI tombent de leur siège. Mais, avec des enjeux aussi élevés, cela devrait arriver.

Pour Chris Patrick, responsable de la practice DSI chez le cabinet de recrutement Egon Zehnder : « Le travail devient de plus en plus difficile, il est de plus en plus complexe et nécessite non seulement des compétences techniques, mais aussi le sens des affaires et des capacités de leadership ». Traduction : ça n’a jamais été aussi bien ou plus difficile d’être un DSI. Voici les sept raisons pour lesquelles les DSI quittent les postes de direction, ou se font mettre à la porte.

1 – Les défis d’un poste « deux en un »
Certaines entreprises séparent le numérique de l’informatique en embauchant des CDO à côté des DSI. D’autres confient l’informatique et le numérique à leur DSI. De tels rôles « deux en un » sont à haut risque, appellent de fortes rémunérations, mais un échec garantit un départ précoce de son poste, alors que le succès propulse vers de meilleures opportunités.

Chris Patrick dit que les DSI sont de plus en plus sollicités pour maintenir l’informatique interne tout en stimulant l’innovation en matière de produits et services numériques. Ce qui met beaucoup d’entre eux dans une position difficile. « Ils viennent d’une expérience informatique traditionnelle en entreprise, et maintenant on leur demande de livrer des produits et des programmes qui ne font pas nécessairement appel à leur expérience ».

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