Abus de position dominante en Europe pour Android : vers une amende record pour Google

Lancée l’année dernière, la procédure de la Commission Européenne contre Google concernant un abus de position dominante d’Android sur le marché des systèmes d’exploitation mobile aboutirait finalement le mois prochain. Avec à la clef une amende qui pourrait dépasser les 2,4 Md$ estimés à l’été 2017.

Margrethe Vestager, commissaire à la concurrence de l’Union européenne, pourrait annonce une amende record contre Google le mois prochain. (Crédit C.E.)

On ne peut pas dire que Google et la Commission Européenne s’entendent comme larrons en foire. Déjà poursuivie et condamnée par la Commission Européenne pour abus de position dominante sur le marché de la recherche en 2016, la firme de Mountain View était depuis l’été dernier sous le coup d’une procédure similaire concernant Android. Une procédure qui devait se terminer fin 2017 mais qui a dû prendre plus de temps compte-tenu sans doute de la complexité du dossier et des différents allers-retours juridiques entre Google et la Commission. Cette fois cependant, la fin du tunnel est proche : la commissaire à la concurrence européenne, Margarethe Vestager, est sur le point d’annoncer dans une poignée de semaines la sentence. 

« Bruxelles se prépare à frapper Google le mois prochain pour abus de sa domination à travers le système d’exploitation mobile Android, concluant la plus importante enquête antitrust de l’UE contre la société », croit savoir le Financial Times.  « Une pénalité est prévue dans le cas d’Android, mais son montant n’est pas clair. La commission est habilitée à imposer des amendes pouvant aller jusqu’à 11 milliards de dollars, soit 10% du chiffre d’affaires global de la société mère de Google, Alphabet, mais les décisions sont généralement à l’extrémité inférieure de la fourchette ».

Le montant de cette amende devrait cependant selon tout vraisemblance être supérieur à celui de 2,4 milliards de dollars que Google à dû verser pour l’abus de position dominante dans la recherche Internet. D’après à Politico cette fois, celle-ci pourrait aller « bien au-delà » d’après une de ses sources.

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