Christophe Leblanc, de la Société Générale, Stratège IT 2018 de CIO

Succédant à Jean-Christophe Laissy (Veolia), Christophe Leblanc (Société Générale) a été élu par les lecteurs de notre confrère CIO. Ses deux dauphins sont Henri Verdier (DINSIC) et Jean-Luc Perrard (Groupe PSA).

Christophe Leblanc, directeur des ressources et de la transformation numérique du groupe Société Générale, a succédé à Françoise Mercadal-Delasalles en juin 2017

Après la Personnalité IT 2018 du Monde Informatique – le duo Thierry Cruanes et Benoit Dageveille co-fondateurs français de Snowflake – c’est cette fois Christophe Leblanc, directeur des ressources et de la transformation numérique du groupe Société Générale, qui a été élu Stratège IT de 2018 par les lecteurs de notre confrère CIO appelés à voter du 5 novembre au 31 décembre derniers dans une liste de dix candidats sélectionnés par la rédaction. Le successeur de Françoise Mercadal-Delasalles, en poste depuis un peu plus d’un an, réunit sur son nom 25 % des 692 votants. Il est suivi par Henri Verdier (DINSIC, 15 %) et Jean-Luc Perrard (Groupe PSA, 14 %). Il succède ainsi à Jean-Christophe Laissy (DSI groupe de Veolia), Stratège IT 2017, distingué pour sa stratégie full cloud.

La rédaction de CIO avait sélectionné Christophe Leblanc car il a eu à relever un grand nombre de défis. En lien avec la stratégie du Groupe et l’application de la directive européenne DSP 2, la mise en place de la démarche d’Open-Banking est aujourd’hui une réalité au sein de la Société Générale. La digitalisation de la relation client est également un point fort de la stratégie menée depuis plusieurs années. Par ailleurs, le groupe a mis en place une infrastructure IT mutualisée qui repose sur une stratégie de cloud hybride, le cloud devant représenter 80 % de l’infrastructure en 2020.

Qu’est-ce qui, selon vous, a incité les lecteurs de CIO à voter en votre faveur

 Christophe Leblanc : Tout d’abord, je tiens à dire que c’est une très bonne nouvelle et que je suis surtout très heureux pour nos équipes. Cette distinction vient, pour moi, souligner la cohérence des actions menées par le groupe Société Générale sur des transformations longues avec un cap que nous savons maintenir.
Nous avons beaucoup communiqué autour de notre transformation digitale, nous avons mené notamment beaucoup d’actions de visibilité auprès des écoles, et cela a sans doute eu un rôle dans la convergence des votes en notre faveur.
C’est bien sûr important pour nous pour nous aider à recruter les bons talents et ensuite les retenir.

Nos lecteurs ont également précisé quelles étaient leurs principales préoccupations [voir encadré]. Vous retrouvez-vous dans ces préoccupations ?

Oui, tout à fait. Nous tenons, ainsi, à garder une grande proximité avec la stratégie des métiers, donc au service de nos clients finaux. Nous menons également une transformation de l’informatique pour exploiter les données et permettre, par exemple, l’open-banking. Enfin, nous tenons à garantir le niveau de nos actifs informatiques, tant en termes de compétences des équipes que de pertinence technique.

De la même façon, vous retrouvez-vous dans les projets mis en avant par nos lecteurs [voir encadré] ?

Oui, les choix faits par les votants sont cohérents avec ceux de notre groupe. Ainsi, nous menons beaucoup de projets autour des données et donc en ayant recours aux dernières technologies, telles que l’intelligence artificielle.

La migration cloud, y compris vers le cloud public, est également tout à fait à propos chez nous puisque 80 % de nos infrastructures seront dans le cloud en 2020. L’enjeu est d’avoir la bonne stratégie pour mener la migration, surtout dans un cadre très réglementé comme le nôtre. Enfin, nous cherchons à promouvoir des plates-formes de services pour les métiers, les plus ouvertes possibles, donc avec une grande automatisation.

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