Diane Bryant quitte-t-elle Google pour revenir chez Intel ? 

Arrivée chez Google Cloud il y a un peu moins de 7 mois, Diane Bryant, qui a réalisé la plus grande partie de sa carrière chez Intel, pourrait participer à la course au titre de CEO chez le fondeur.

Après 32 ans passés chez Intel, Diane Bryant avait abandonné le cocon du fondeur pour diriger les activités cloud de Google, qu’elle vient de quitter. (Crédit Intel) 

Sept mois après son arrivée chez Google Cloud pour occuper le poste de COO, Diane Bryant a quitté l’entreprise de Mountain View. Depuis les rumeurs vont bon train notamment dans la course au titre de CEO d’Intel. Diane Bryant a démarré sa carrière en 1985 chez le fondeur de Santa Clara pour finalement décrocher le poste de présidente du groupe datacenter, quelques mois seulement avant son départ surprise chez Google Cloud (en décembre 2017). La firme de Mountain View a indiqué dans un communiqué : « Nous pouvons confirmer que Diane Bryant n’est plus chez Google. Nous lui sommes reconnaissants pour son apport à Google et lui souhaitons le meilleur dans sa prochaine aventure ». Elle rapportait à Diane Greene, actuelle CEO de Google Cloud et ancienne CEO de VMware, qui n’a pas encore indiqué si elle allait chercher un remplaçant pour ce poste de COO. 

Le départ orchestré de Brian Krzanich fin juin, suite à des pseudo révélations sur « une relation consensuelle passée » avec une employée d’Intel, a ouvert la boite de Pandore et aiguisé les appétits. Si Bob Swan, le CFO d’Intel, qui occupe la direction générale par intérim de la société semble hors course, plusieurs noms de prétendants circulent déjà : Venkata Murthy Renduchintala, ancien de Qualcomm et aujourd’hui président de la division Technologie et Architecture d’Intel, mais surtout Navin Shenoy, vice-président exécutif du groupe datacenter d’Intel. L’activité qui pèse aujourd’hui le plus dans le chiffre d’affaires du fondeur, loin devant la banche puces pour PC. Rob Crooke, responsable des mémoires persistances chez Intel est également pressenti pour le poste tout comme le revenant Pat Gelsinger. Un dernier nom bien vite écarté par un dirigeant d’Intel interrogé hier sur le sujet. La page semble avoir été définitivement tournée par l’actuel CEO de VMware. 

Mécontentement interne

La mise en disponibilité de Diane Bryant, quelques mois après son arrivée est toutefois inhabituelle dans cette industrie et sonne avant tout comme un désaveu alors que GCP travaille d’arrache-pied pour rattraper ses concurrents AWS et Microsoft Azure qui viennent d’ouvrir des datacenters en France. Il y a 7 mois Diane Green avait pourtant accueilli Diane Bryant avec ces mots : « [Je] ne peux pas penser à une personne ayant une expérience et des talents plus pertinents ». Rappelons que l’activité cloud de Google a récemment dû faire face à des conflits dans ses rangs, avec certains employés particulièrement mécontents des contrats passés avec le ministère de la Défense américain pour analyser les vidéos de drones militaires avec ses technologies d’apprentissage machine.

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