La Société Générale recherche 600 informaticiens en CDI

La direction des systèmes d’information de la Société Générale poursuit le rythme de ses recrutements avec 600 postes ouverts en CDI en 2018 avec une forte proportion d’analystes des données, de spécialistes IoT ainsi que de développeurs. Une dizaine d’embauches de profils formés à la technologie blockchain sont également prévues dans les mois qui viennent.

Pour Hélène Krief, directrice du recrutement de la Société Générale, les postes à pourvoir au sein de la DSI s’adressent aux professionnels la data dans une large proportion. Crédit. D.R.

Les métiers du numérique représentent un enjeu de recrutement  majeur pour la  Société Générale. A ce jour 13 000 informaticiens sont employés par le groupe pour optimiser ses relations avec ses clients, développer des offres numériques, gérer ses données ou encore administrer ses infrastructures. Toutefois, l’utilisation de technologies liées à la sécurité, au cloud, aux big data ou encore à la mobilité nécessite des besoins supplémentaires en compétences sur tout type de profils.  Dans cette optique, l’établissement bancaire prévoit de recruter 600 ingénieurs IT en CDI d’ici la fin de l’année, et ouvre en parallèle 180 offres de stages, 170 postes d’alternants et 30 offres en VIE (volontariat international en entreprises). Ces emplois concernent les SI de la banque de détail en France et de la banque de financement et d’investissement ainsi que sa division infrastructures.

« Nous recherchons une forte proportion de professionnels des données, des data engineers, des data scientists, des CDO, des business data designers, des data quality managers et  IT data architects », nous a précisé Hélène Krief, directrice du recrutement et de la mobilité du groupe Société Générale. Des offres concernent en parallèle des profils juniors dans diverses spécialités.  Il s’agit de développeurs Python , C#, Java et fullstack ainsi que des scrum master devops. Egalement proposés par la banque, des offres  visant des ingénieurs d’étude, de chefs de projet, des analystes concepteur, et également de designers UX et UI.  « Un quart de nos embauches vise des jeunes diplômés de niveau Bac+5, issus d’écoles d’ingénieurs et d’écoles en informatique », souligne la directrice du recrutement du groupe bancaire. « Nous recrutons aussi des universitaires qui représentent 25% des emplois réservés aux  juniors ».

Des besoins qui émergent dans la blockchain

Ces profils jeunes couvrent les métiers liés au cloud, à l’analyse des données et à  la sécurité informatique mais dans une  proportion moindre, nous expose Hélène Krief. Selon elle, c’est l’Internet des objets (IoT) qui suscite le plus vif intérêt auprès des débutants. L’autre domaine ou la demande en compétences est grandissante pour la banque  concerne la technologie blokchain. « Nous comptons entre 30 à  50 experts blockchain qui sont pour la plupart disséminés dans toutes les directions des systèmes d’information du groupe, mais aussi dans les paiements et la banque de détail, et nous prévoyons dix recrutements supplémentaires dans les mois qui viennent,  ajoute  la directrice du recrutement. L’établissement a choisi de miser sur les candidats qui sont déjà en stage, en VIE (volontariat international en entreprise) ou en alternance  Il trouve aussi des profils formés à la blockchain dans des écoles ou universités comme Centrale Supélec, l’Epita, Télécom ParisTech ou Dauphine qui ont récemment ouvert des modules axés sur cette technologie.

Rappelons que la Société Générale a collaboré avec ses partenaires à travers toute l’Europe pour développer des solutions de trade finance basées sur la blockchain. Parmi celles-ci, We.Trade, une plateforme distribuée qui permet aux PME européennes d’échanger des flux de paiement sécurisés. Citons également Newco, dans le secteur énergétique qui digitalise les contrats de vente et les processus de flux physiques, et Easy Trading Connect, dédiée aux transactions des produits de base. Cette plate-forme a déjà été utilisée plusieurs fois pour des opérations réelles, la première pour une transaction pétrolière en février 2017.  

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