Les connaissances web & tech des actifs français restent faibles

Une enquête menée par SBT Human(s) Matter et opinionway portant sur plus de 1 000 actifs français pointe du doigt un manque flagrant de connaissances des actifs français dans le domaine du numérique et de l’informatique. Plus de 70% n’ont pas répondu correctement aux questions qui leur ont été posées notamment en sécurité, culture web, data, e-commerce, et webdesign.

Dans la population française, les actifs sont encore loin de connaitre les dessous des produits et technologies qu’ils utilisent au quotidien mais peut-on le leur reprocher ? (crédit : kaboompics / Pixabay)

Alors que les technologies numériques sont utilisées par un nombre de plus en plus important de Français d’année en année, ce n’est pas pour autant que les connaissances de ces technologies sont élevées. Les résultats de la dernière enquête menée par SBT Human(s) Matter et opinionway auprès d’un échantillon de 1 006 actifs français du 1 au 15 février 2018 dans huit thématiques (sécurité, culture web, data, e-commerce, communication, environnement, webdesign et métiers) le montrent.

Ainsi, le score global de bonnes réponses des personnes interrogées atteint 291/1000, soit à peine plus de 29%. Un score qualifié de « très faible » avec également une grande proportion (40%) de « je ne sais pas ». Quelques indicateurs de l’enquête tendent à montrer que les actifs français ont encore pas mal de chemin à parcourir pour mieux connaitre la sphère web&tech. Par exemple, 56% des digital natives ne connaissent pas les procédures basiques en matière de sécurité, sachant que 69% des personnes interrogées ne savent pas faire la différence entre un datascientist et un statisticien. Moins surprenant, compte tenu de la complexité du thème, 70% ne savent pas ce qu’est la définition du big data et ils sont 45% à ne pas savoir ce qu’est un chatbot.

Les meilleurs scores régionaux en Ile-de-France

En tout, 40 questions ont été posées aux actifs français. Si on note plusieurs bons résultats (69% des répondants donnent la définition correcte du phishing, 52% savent que la stratégie de sauvegarde de données est de plus en plus orientée vers le cloud ou encore que l’extension jpg correspond à un fichier image (71%), certaines réponses – comme on pouvait s’y attendre – prêtent quand même à sourire. Ainsi, 27% des répondants pensent qu’un contenu viral est un virus informatique de type ransomware, 26% parlent du Free Data pour désigner les données livres d’accès de sources publiques/privées ou encore que les conditions générales de vente sont fixées par la FEVAD (42%) ou que le modèle économique de Wikipedia repose sur le référencement (22%) et qu’un octet est stocké sur un autre nombre que 8 bits (20%).

A noter que les scores de bonnes réponses aux questions posées varient sensiblement en fonction du sexe, de l’âge mais également de la région ou encore du niveau de diplôme et du type de contrat (CDD et CDI). Par exemple, c’est en Ile-de-France que l’on retrouve les meilleurs scores, toutes catégories de questions confondues. Les hommes répondent aussi beaucoup mieux que les femmes (près de 10 points d’écart) dans les catégories data et culture web, en revanche elles sont moins distancées (5 points environ) dans les catégories communication web, web design et métiers-digital. Concernant l’âge, les meilleurs scores se retrouvent pour les 30-39 ans (data, communication-web, environnement-travail, e-commerce, web design et métiers-digital) et les 40-49 ans (sécurités-infos, culture web).

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