Top500 : Les supercomputers gagnent en efficience énergétique

L’un des superordinateurs parmi les plus performants du Top500 est également l’un des plus efficient en énergie.

Le superordinateur Gyoukou, fabriqué par ExaScaler pour l’Agence japonaise de science et de technologie marine (JAMSTEC), repose sur le refroidissement par immersion pour assurer le fonctionnement de ses millions de cœurs de processeurs.

La dernière livraison du Top500, le classement des superordinateurs en activité, met l’accent sur les progrès réalisés dans le domaine de l’efficience, le mixte entre la puissance de calcul brute et la consommation électrique. L’un des modèles les plus performants de ce classement est également l’un des meilleurs du Green500.

Mais les Top500 et Green500 de novembre 2017 sont également intéressants à d’autres égards, car ils marquent un point de basculement dans la domination américaine de ces classements. Les systèmes chinois sont maintenant plus nombreux que les machines américaines : 202 supercomputers contre 144. Un renversement de situation car il y a six mois, les États-Unis comptaient 169 systèmes dans le Top500 contre 160 en Chine. Le Japon, en troisième place avec 35 systèmes, est encore très loin des deux premiers. L’Allemagne arrive juste après avec 20 machines, la France avec 18 et le Royaume-Uni avec 15.

Le dernier Top500 assoit la domination chinoise.

Les Etats-Unis cèdent la place à la Chine 

La Chine conserve sa place de leader cette année avec le Sunway TaihuLight affichant une puissance de calcul de 93,01 petaflops et le Tianhe-2 (Milky Way-2) en deuxième position avec 33,86 pétaflops. Le Suisse Piz Daint a grimpé à la troisième place en juin après une mise à niveau le portant à 19,59 pétaflops, et il est toujours là.

Le Gyoukou, propriété de l’Agence japonaise de science et de technologie marine (JAMSTEC), se hisse à quatrième place. Construit par ExaScaker autour de 1 250 processeurs Intel Xeon 16 cœurs avec une interconnexion Infiniband EDR, le Gyoukou tire la majeure partie de sa puissance de calcul des 19 840 000 cœurs de ses accélérateurs Pezy-SC2. Il peut fournir une performance moyenne de 19,14 pétaflops, et un maximum de 28,19 petaflops en crête. La caractéristique significative du Gyoukou est son efficacité énergétique de 14,17 gigaflops/watt, soit le double de ses voisins dans le classement Top500.

Pour le Green500, la puissance de calcul n’est pas le critère principal.

Performant et optimisé 

Selon le classement Green500, Gyoukou n’est pas l’ordinateur le plus efficient au monde – il est battu par trois autres systèmes japonais construits avec les accélérateurs Pezy-SC2 et un américain exploitant des Nvidia Tesla V100s – mais c’est de loin le système le plus performant à se montrer si frugal. Les quatre autres se classent entre la 149e et 308e position pour la performance brute.

La montée du Gyoukou dans le Top500 a fait chuter les systèmes américains Titan (construit par Cray) et Sequoia (IBM), tandis que la septième place a été arrachée par un autre système Cray, Trinity, récemment passé de 8,10 pétaflops à 14,14 pétaflops.

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