Un comité de pilotage pour Python

Suite au retrait de son fondateur Guido Van Rossum, le langage de programmation Python se dote d’une nouvelle gouvernance avec la création d’un comité de pilotage. Les développeurs ne verront pas beaucoup de différence dans la manière dont le langage évolue.

Pour l’instant, aucune disposition n’a été prise quant à savoir qui siégera en premier au comité de pilotage du langage de programmation Python. (crédit : D.R.)

Afin de prendre le relais du fondateur de Python, Guido Van Rossum, qui ne veut plus jouer le rôle de coordinateur du langage de programmation depuis l’été dernier, ses contributeurs ont décidé de créer un comité de pilotage pour guider son développement. Cependant, par rapport aux modalités de gouvernance actuelle, les développeurs ne devraient pas voir beaucoup de différence. Le comité aura pour responsabilité de maintenir la qualité et la stabilité du langage et celle de l’interpréteur CPython de la Python Software Foundation. Il établira également des processus décisionnels et maintiendra la relation entre l’équipe de développement principale et la fondation.

« Avec ce nouveau comité directeur, le processus d’évolution du langage ne devrait pas beaucoup changer », a déclaré Nathaniel Smith, développeur Python, et l’un des auteurs de la proposition de mise en place d’un comité directeur. La feuille de route de Python n’a jamais été définie du haut vers le bas. Elle a toujours été guidée par les propositions d’individus concernés par une question particulière, discutée ensuite par la communauté tout entière. « M. Van Rossum a agi à titre d’arbitre et de conseil », a encore précisé M. Smith.

Rendre Python aussi accessible que possible

Le comité aura pour mandat de rendre la contribution au langage Python aussi accessible que possible. Une fois le comité constitué, il reviendra aux contributeurs et à l’équipe principale de rechercher un consensus avant une intervention plus formelle du comité, ce dernier agissant comme instance de décision de dernier recours. Même si le comité disposera d’un pouvoir étendu, l’objectif est d’y recourir aussi rarement que possible, et essentiellement pour établir des processus normalisés. Ainsi, le comité aura le pouvoir d’accepter ou de rejeter les propositions d’amélioration, d’appliquer ou de mettre à jour le code de conduite du projet, de travailler avec la fondation pour gérer les actifs du projet, de déléguer certains pouvoirs à d’autres sous-comités ou processus.

Aucune disposition n’a été prise quant à savoir qui siégera en premier au comité. Un vote des membres de l’équipe principale est prévu début janvier 2019 pour élire les 5 membres. Le premier comité siégerait en février 2019. Les candidats doivent être proposés par un membre de l’équipe principale. La forme du comité de direction lui-même a été définie sous couvert de la fondation. Parmi les électeurs autorisés figurent les développeurs de CPython. Le vote a eu lieu en décembre 2018.

D’autres propositions de gouvernance à l’étude

D’autres propositions en matière de gouvernance ont été examinées. Notamment : un modèle de leader technique, prolongeant le paradigme du leader unique ; une direction par un trio de fervents utilisateurs de Python ; une gouvernance communautaire sans chef ou conseil d’administration unique ; une gouvernance externe par un comité d’auditeurs chargé d’étudier les propositions d’amélioration de l’équipe principale de développeurs qui ne feraient pas l’unanimité ; un mode de gouvernance commun, avec un conseil d’aînés qui veillerait à ce qu’une proposition d’amélioration soit appuyée par une majorité suffisante de la communauté Python avant d’être acceptée ; une communauté Python avec des équipes de développeurs Python plus autonomes et un comité de trois personnes pour valider ou rejeter les améliorations.

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