5 M€ d’aide publique pour le projet quantique d’Atos

La bataille autour de l’informatique quantique est également une question de moyens. Pour aider Atos à développer son programme Quantum, la région Île-de-France a débloqué une subvention de 5 millions d’euros dans le cadre du plan Smart Région Initiative.

Depuis le rachat de Bull, Atos a un pied dans les supercalculateurs et avec le QLM l’informatique quantique. (Crédit Atos)

Quantum, le projet d’informatique quantique d’Atos, reçoit le soutien de la région Île-de-France qui vient d’attribuer une subvention de 5 millions d’euros. Après avoir présenté en juillet dernier son simulateur quantique QLM (de 30 à 40 Qubits) qui repose sur un supercalculateur installé à Angers, le fournisseur français a déjà livré un exemplaire de sa machine au Laboratoire national d’Oak Ridge, Tennessee, un des centres de R&D du ministère de l’Énergie américain. 

L’aide financière du Conseil régional d’Ile-de-France au Laboratoire quantique d’AtoS situé aux Clayes-sous- Bois dans les Yvelines intervient dans le cadre du plan Smart Région Initiative (2018-2021) visant à faire de l’Île-de-France la première smart région d’Europe. Dans un communiqué de presse, Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d’Île-de-France, a souligné l’immense apport technologique et industriel qu’incarne l’informatique quantique. Thierry Breton, PDG d’Atos, a profité de cette occasion pour indiquer que « en l’espace de seulement 12 mois, nos équipes ont su traduire de manière industrielle les avancées de notre laboratoire de recherche. Les premiers succès commerciaux de l’Atos QLM démontrent le besoin de faire avancer l’ordinateur quantique et de dépasser les limites actuelles de la physique ».

 

Atos a demandé à des scientifiques de participer à son programme quantique. Autour de Thierry Breton figurent notamment Alain Aspect, David DiVincenzo, Artur Ekert, Daniel Estève, Serge Haroche et Cédric Villani. (crédit : D.R.) 

Si l’équipe du projet Quantum développe une plate-forme de simulation quantique destinée à tester les algorithmes et les logiciels des futurs ordinateurs quantiques, les initiatives se multiplient également un peu partout dans le monde avec des supercalculateurs quantiques aux États-Unis et en Chine avec les initiatives emmenées par IBM, Google, D-Wave Systems et TaihuLight. Rappelons que les systèmes quantiques sont destinés à des tâches que les ordinateurs actuels ne pourront jamais accomplir, comme la découverte de nouveaux médicaments et la construction de structures moléculaires.

chevron_left
chevron_right