Après AWS et Azure, NetApp s’associe à Google Cloud

Après avoir noué des partenariats similaires avec Azure et AWS, NetApp annonce Cloud Volumes for Google Cloud Platform. Cette offre, pour l’instant ouverte aux inscriptions en version bêta, permet aux entreprises de relier les services de données flash de NetApp aux fonctions analytiques et d’apprentissage machine de la GCP.

NetApp Cloud Volumes for Google Cloud Platform doit permettre de faciliter le déplacement des données entre environnements sur site et cloud. (crédit : NetApp)

NetApp enrichit son offre grâce à un partenariat avec Google pour intégrer ses services de données flash à sa plate-forme cloud. Annoncé hier, ce service de stockage entièrement géré, dénommé NetApp Cloud Volumes for Google Cloud Platform, va permettre aux clients des deux entreprises d’exécuter plus facilement leurs workloads à venir et existants dans le cloud. Le service de stockage de fichiers natifs dans le cloud relie désormais les services de données de NetApp aux fonctions de développement d’applications, d’analyse et d’apprentissage machine de Google Cloud, accélérant l’accès aux ressources et simplifiant la gestion.

Parallèlement, NetApp a déployé une nouvelle baie de stockage d’entreprise haut de gamme 100 % flash et a mis à jour son logiciel de gestion de données d’entreprise ONTAP. Parmi les améliorations logicielles, on peut noter une meilleure conformité dans la conservation des données. De plus, de nouvelles capacités d’analyses basées sur l’apprentissage machine doivent permettre de réduire les coûts structurels. Le partenariat de NetApp avec Google arrive après des accords similaires passés avec Microsoft Azure et Amazon Web Services. « NetApp a développé une technologie de pointe et nous la livrons aujourd’hui sous une forme nouvelle qui va permettre à nos clients de changer le monde avec les données », a déclaré George Kurian, CEO de NetApp, lors d’une interview avec IDG Enterprise [actionnaire minoritaire d’IT News Info, éditeur du Monde Informatique, NDLR]. « En apportant cette capacité de transformation, NetApp renoue avec sa vocation première ».

Une première baie flash NVMe de bout en bout

L’ambition de NetApp Cloud Volumes for Google Cloud Platform est de simplifier le déplacement des données entre les environnements sur site et le cloud. Les entreprises peuvent soit migrer des applications basées sur les fichiers vers le cloud, soit stocker des bases de données dans le cloud. Le transfert des workloads analytiques vers le cloud permettrait aux entreprises de prendre plus rapidement des décisions basées sur les données, tandis que les équipes DevOps pourraient utiliser Cloud Volumes pour automatiser leurs environnements de développement et de test. Les entreprises peuvent provisionner et automatiser le service par le biais d’appels d’API ou via l’interface graphique Cloud Launcher de Google. Sur le plan pratique, NetApp Cloud Volumes for Google Cloud Platform est fourni et vendu par Google et soutenu conjointement par NetApp et Google. Les clients peuvent dès à présent demander une preview privée de Cloud Volumes. Une preview publique sera disponible plus tard cette année.

Côté hardware, NetApp a dévoilé sa dernière baie d’entreprise 100 % flash. Dénommée AFF A800, c’est la première du genre à offrir du NVMe de bout en bout. Le fournisseur a également annoncé la nouvelle version 9.4 de son logiciel ONTAP. L’AFF A800 combine des disques NVMe SSD avec du NVMe over Fabrics. « Grâce à l’association de SSD NVMe avec la connectivité NVMe/FC, la latence entre l’application hôte et le stockage de données peut descendre en dessous des 200 microsecondes avec un débit de 300 Go/s », a expliqué NetApp. La version ONTAP 9.4 met à jour la fonctionnalité FabricPool de NetApp. Les versions précédentes permettaient déjà aux entreprises de déplacer automatiquement les données archivées dans le stockage cloud pour réduire les coûts de capacité. Désormais, elles peuvent également hiérarchiser automatiquement les données à froid entre le stockage primaire et Amazon Web Services et Azure. « La nouvelle version offre un niveau de stockage natif qui permet de traiter le cloud public comme un second ou troisième niveau de stockage de données pour le système flash, et donc de libérer les ressources flash pour exécuter les données réellement actives et les données nécessitant de hautes performances », a aussi expliqué Brett Roscoe, vice-président du marketing produit chez NetApp.

La technologie analytique cloud Active IQ mise à jour

NetApp a également mis à jour sa technologie Active IQ, laquelle utilise des capacités d’analyse dans le cloud pour effectuer par exemple de l’analyse prédictive, recommander des mises à jour logicielles et des affectations de charge de travail. « Nous nous appuyons sur notre système d’intelligence artificielle Active IQ pour aider nos clients à mieux gérer et surveiller leur environnement à distance », a encore déclaré M. Roscoe. « Pour cela, nous collectons 3,5 milliards de points de données à partir de tous nos systèmes actifs que nous poussons ensuite vers un moteur d’analyse de cloud public. Ensuite, nous délivrons ces informations à nos clients sous forme de recommandations qui leurs permettront de créer des réponses automatisées dans leurs environnements ». Parmi les nouvelles fonctions, on peut citer la capacité de prédire les besoins de performance d’une charge de travail à venir, l’identification des données non protégées et le signalement des charges de travail qui pourraient tirer parti du stockage flash. Sur le front de la conformité, la technologie StorageGRID de NetApp ajoute des fonctions conçues pour garantir la conservation inviolable de données financières et personnelles critiques dans les clouds publics et privés. La nouvelle version 11.1 de StorageGRID permet d’empêcher la modification, l’écrasement ou l’effacement des données jusqu’à l’expiration de la période de conservation en vigueur et de toute retenue légale.

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