Avec Pegasus, Nvidia vise le niveau 5 des voitures autonomes

Sur la conférence GTC Europe 2017, Nvidia a dévoilé la prochaine version de sa plateforme Drive PX – nom de code Pegasus – destinée aux véhicules entièrement autonomes. Selon le fabricant de puces graphiques, à l’origine de la technologie Cuda, elle permettra de concevoir des robots taxis.

Sur la conférence GTC Europe 2017 à Munich, Jensen Huang, fondateur et président de Nvidia a présenté le projet Pegasus pour des taxis entièrement autonomes. (crédit : D.R.)

Sous le nom de code Pegasus, Nvidia prépare la prochaine évolution de sa plateforme Drive PX destinée à être utilisée par des véhicules entièrement autonomes, de niveau 5, fonctionnant sans conducteur et donc, sans volant, ni pédales, ni rétroviseurs. Jensen Huang, le fondateur, CEO et président de Nvidia, l’a présentée aujourd’hui, à Munich, sur GPU Technology Conference Europe 2017 consacrée aux architectures parallèles, qui se tient à Munich du 10 à 12 octobre.

La puissance de Drive PX Pegasus atteindra 320 milliers de milliards d’opérations par seconde, soit une puissance 10 fois supérieure à la version précédente de la plateforme lancée en 2015. A partir du 2ème semestre 2018, elle s’adressera aux industriels et fournisseurs technologiques qui travaillent sur les voitures autonomes. Nvidia envisage déjà des véhicules, de type « robots taxis », que l’on pourra appeler pour effectuer un trajet à la demande.

Jensen Huang, CEO de Nvidia, ce matin à Munich lors de son keynote sur GTC Europe 2017.

Le fabricant de puces précise que 25 entreprises développent en ce moment des taxis autonomes de niveau 5 en s’appuyant sur la technologie Cuda de ses processeurs graphiques. Au début de l’année, il avait notamment annoncé qu’il collaborait avec le constructeur allemand Audi avec l’objectif de mettre des véhicules autonomes sur les routes d’ici 2020.

Ouverture du laboratoire de réalité virtuelle Holodeck

Les différents niveaux d’automatisation des véhicules autonomes ont été établis une première fois en 2013 par le ministère américain des transports. Les définitions associées, jugées par la suite trop larges, ont été revues par l’association SAE International qui regroupe plus de 128 000 ingénieurs et experts techniques dans l’automobile et l’aéronautique. Fin septembre 2016, SAE a ainsi proposé 6 niveaux d’autonomie, allant de 0 à 5. C’est le niveau 5 (Level 5) qui correspond maintenant à une automatisation complète. Actuellement, aucune des voitures commercialisées ne dépasse le niveau 2, même si Audi a associé le niveau 3 à sa nouvelle berline A8.

Sur la conférence GTC Europe 2017, Jensen Huang a également dévoilé l’ouverture d’un laboratoire de réalité virtuelle, baptisé Holodeck et destiné aux développeurs. Il a également procédé à plusieurs annonces autour de l’intelligence artificielle et de l’automatisation des véhicules.

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