CGI va former 600 développeurs sur ses campus U’DEV d’ici 2020

U’DEV, l’école de développeurs créée par CGI, accueille dès ce mois de septembre 180 bacheliers sur 6 campus en France (Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lille, Lyon, Paris, Toulouse). Les étudiants intègrent un parcours de formation en alternance alliant théorie et pratique, avec la garantie d’un emploi de développeur au sein du groupe de services informatiques.

CGI va étendre ses écoles de développement U’DEV en France, ainsi qu’à d’autres pays, en offshore ou nearshore, précise Benoit Froment, DRH de CGI France. (Crédit : CGI France)

Avec 2 500 à 3 000 CDI signés chaque année en France depuis environ trois ans, CGI, n’en finit pas de grandir. Porté par une progression de ses activités, le groupe de services IT canadien est dans le même temps confronté à une pénurie en profils qualifiés, en particulier dans les métiers liés au développement informatique. Dans un marché frappé par cette guerre des talents, l’entreprise a décidé de prendre les devants en ouvrant sa propre école de développeurs. L’idée ? Proposer un parcours de formation en alternance à des bacheliers, avec proposition d’embauche à l’issue de leur cursus. « Le marché du numérique vit une pénurie de compétences hors du commun », souligne Benoit Froment, directeur des ressources humaines de CGI France.

Pour le DRH, ce manque de profils qualifiés risque de s’intensifier dans les prochaines années et ne permettra pas de combler les besoins d’une filière dynamique et en plein développement. « La Commission européenne a estimé à 50 000 le nombre de postes actuellement non pourvus dans le secteur informatique », rappelle-t-il. « Dans un contexte où les ressources sont rares et font l’objet de surenchères, il nous paraissait essentiel de proposer une formation intégrée gratuite de longue durée et de bout en bout. Une formule qui ressemblerait un peu à une école de la deuxième chance », expose Benoit Froment.

Sur ses campus U’DEV, la société de services numériques CGI forme des étudiants post-bac ou bac+2 au développement dans le cadre d’un parcours en alternance. (Crédit : CGI)

De cette idée est né U’DEV, un programme formant de futurs concepteurs-développeurs aux langages de programmation tels que Java, PHP, .net et HTML5. CGI a choisi de dispenser un parcours à travers la France, sous différents formats : l’un ouvert aux post-bac, l’autre à des étudiants de niveau bac+2. A Paris, Toulouse et Clermont-Ferrand, les admissions sont ouvertes aux étudiants post-bac, dans le cadre d’une formation de 3 ans et 3 mois proposée en  alternance chez  CGI. De leur côté, les campus de Bordeaux, Lille et Lyon permettent aux titulaires d’un bac+ 2 de suivre un an de cours en programmation informatique afin de les emmener vers un niveau licence. A l’arrivée, un diplôme de niveau II (équivalent Bac+3) de concepteur et développeur informatique certifié par le RNCP (répertoire national des certifications professionnelles).

Une formation rémunérée qui s’étendra à d’autres pays

« Nous avons opté pour une formation gratuite et rémunérée d’approche technique, où les étudiants découvrent également les domaines de compétences métiers des centres de services de CGI à Paris comme en régions », nous précise le DRH de CGI France. « Nous présélectionnons les candidats potentiels en fonction de critères fondés sur la capacité d’apprentissage, la motivation et l’appétence des candidats pour le domaine du développement informatique », ajoute-t-il. U’DEV a accueilli 180 étudiants en 2017 et prévoit d’en recevoir de nouveau 180 sur ses 6 campus en France pour la rentrée 2018. D’ici 2020, entre 500 à 600 développeurs issus du cursus devraient ainsi intégrer les équipes de CGI France.

Le groupe compte étendre cette initiative, y compris à l’international dans les années qui viennent. « L’objectif est de développer notre présence tant en France qu’à l’international, dans certaines destinations offshores très prisées, comme le Brésil, le Portugal ou le Maroc, sans oublier des zones plus frontalières, comme la Belgique ou le Luxembourg », conclut Benoit Froment.

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