Intel stoppe son projet de casque VR autonome Project Alloy

Intel a décidé d’arrêter le développement de son casque de réalité virtuelle autonome Project Alloy, car selon les responsables, il ne sera pas de taille à affronter les futurs PC compatibles avec les systèmes VR. L’Oculus Rift, le HTC Vive et les dispositifs de réalité mixte semblent être la voie à suivre aujourd’hui.

Faute d’intérêt, Intel met fin au développement de son casque VR autonome Project Alloy. (Crédit D.R.)

En août 2016, Intel avait lancé, en collaboration avec Microsoft, Project Alloy, l’une des premières tentatives de plate-forme open source permettant l’usage des technologies de réalité virtuelle, l’équivalent d’une sorte de PC. Mais, selon Kim Pallister, directeur du Virtual Reality Center of Excellence d’Intel, l’entreprise a décidé de ne plus poursuivre son projet, et ce, pour deux raisons : d’abord, le manque d’intérêt du consommateur et le constat qu’un casque autonome ne pourra tout simplement jamais atteindre les performances d’un PC de bureau.

Selon Kim Pallister, le Project Alloy devait permettre à Intel « de voir jusqu’où il était possible d’aller en embarquant toute la technologie nécessaire dans un casque sans fil, y compris d’intégrer une puce basse consommation de type Atom, pour le faire fonctionner ». Désormais, Intel prévoit d’ajouter une puce logique dédiée à la VR dans ses microprocesseurs Core. « Nous avons finalement constaté que ce facteur de forme n’était pas optimal », a encore déclaré le directeur du Virtual Reality Center of Excellence d’Intel. « Nous avons réalisé que Project Alloy ne permettrait pas d’obtenir un produit offrant le meilleur ratio prix/performance ». De plus, d’autres projets menés en parallèle, dont certains en un partenariat avec HTC, laissaient entrevoir de meilleurs résultats, comme l’ajout d’une connexion WiGig sans fil sur un casque VR.

Des technologies réutilisables 

Mais tout n’est pas perdu. Intel prévoit de réutiliser certaines technologies de Project Alloy comme preuves de concept, par exemple la technologie qui sert à projeter de la VR depuis un PC vers un écran de smartphone. « Nous pensons qu’une machine très puissante branchée sur une prise murale permet d’offrir la meilleure expérience de communication sans fil possible », a encore déclaré Kim Pallister. « Les clients potentiels n’ont pas manifesté non plus beaucoup d’intérêt », a aussi justifié le directeur du Virtual Reality Center. C’est pour cette raison que Intel a décidé de ne pas commercialiser son produit. Kim Pallister n’a nommé aucun des clients, mais plusieurs constructeurs dont Asus, Dell et Lenovo, entre autres, ont développé d’autres projets de réalité mixte et l’on pourrait voir arriver dès cet automne des périphériques compatibles VR sur le marché.

Certaines technologies développées pour le project Alloy pourront être réutilisées par Intel et ses partenaires. (Crédit Mark Hachman/IDG)

Cette réalité mixte, dénomination utilisée par Microsoft pour désigner la réalité virtuelle et augmentée, sera supportée par la mise à jour Fall Creators Update de Windows 10. Paradoxalement, Project Alloy mettait en avant une interaction plus explicite avec les objets du monde réel, alors que la majorité des applications de réalité mixte semble se limiter à de la VR traditionnelle. Reste que cette décision aura peu d’impact sur l’utilisateur. Même si Intel et Brian Krzanich ont présenté Project Alloy comme une innovation majeure, la plateforme Alloy n’a tout simplement pas convaincu. Ceux qui veulent un périphérique sans fil peuvent toujours se tourner vers le HoloLens ou l’Intel WiGig. Mais, il semble bien que pour offrir la meilleure expérience, l’industrie ait choisi comme solution les périphériques VR alimentés par PC.

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