La dataviz de Yellowfin se renforce au machine learning

Acteur original sur le marché de la datavisualisation, l’éditeur australien Yellofin s’appuie sur des partenaires en Europe pour commercialiser sa solution, aussi bien dans le cloud que sur site.

Glen Rable, CEO et cofondateur de Yellowfin avec Daniel Shaw-Denis (directeur du channel globa), attaque le marché européen depuis Londres. (Crédit S.L.)

En direct de San Bruno. Fondée en 2003, en Australie,, Yellowfin est un éditeur spécialisé dans la datavisualisation que nous avons rencontré en octobre dernier lors de notre IT Press Tour consacré aux outils data et analytiques. Glen RableCEO et cofondateur, accompagné de Daniel Shaw-Denis (directeur du channel global)est venu nous présenter les dernières évolutions de sa solution lancé en 2003. « Quand j’ai démarré Yellowfin, je pensais que tout le monde voulait devenir data l’analyste, mais ce n’est pas le cas, cela n’intéresse pas les utilisateurs », nous a confié son CEO.

Parmi les principes de base de Yellowfin, on peut citer une infrastructure commune, une interface facile à administrer et l’extraction de données auprès des webapps, des tableurs et des bases de données à l’aide d’un outil ETL complété par une couche de metadata. Les données sont toujours chiffrées au repos comme lors des déplacements et l’intégration avec les plateformes tierces passe par les API, notamment pour la diffusion des rapports. En plus de la préparation des données, Yellowfin propose des outils d’analyses et des tableaux de bord préformatés pour éviter de faire appel à des data scientists. « Tout le monde n’interprète pas les tableaux de bord de la même manière […], nous recherchons les légers changements statistiques pour alerter les utilisateurs. Ce sont ces données que cherchent justement les data scientists. Le challenge est particulièrement intéressant avec les grandes banques. Elles ont beaucoup de data scientists, mais peu de modèles sont en production, car elles ne veulent pas bouleverser leurs modèles. Nous faisons donc de la data sience, mais nous délivrons aussi des analyses aux utilisateurs ».

Des outils pour remonter et comprendre les signaux faibles

Pour accompagner les utilisateurs, Yellowfin poise donc son outil Signals qui automatise la recherche et la remontée d’informations sur ces signaux faibles. « Quand vous paramétrez Yellowfin, vous précisez les limites et le machine learning assure ensuite le travail de fond avec les données existantes pour affiner les analyses ». Signals recherche donc les déviations statistiques avec une granularité customable à 1, 5 ou 10 personnes. « Tous les algorithmes que nous utilisons possèdent une sensibilité paramétrable », nous a indiqué le CEO. En complément, l’outil Stories permet d’interpréter les rapports envoyés par Signals. Si Yelleowfin se veut ouvert aux codeurs, l’éditeur refuse les développements spécifiques. La solution est disponible sur site ou dans le cloud privé ou public – tout dépend fait où sont conservées les données –, mais les offres PaaS et les services managés sont assurés par les partenaires.

Le classement de BARC place Yellowfin parmi les challengers sur le marché des solutions BI. (crédit : BARC)

Dans le dernier classement de l’enquête BI Survey publié par BARC, un cabinet d’étude spécialisé dans les logiciels, YellowFin pointe parmi les challengers aux cotés d’Infor, Tibco ou Pyramid Analytics, mais derrière Tableau, SAS ou Microsoft. « Notre solution analytique est en compétition avec Tableau », nous a indiqué le dirigeant, mais nous sommes revendus à travers des fournisseurs de logiciels. BMC est par exemple un de nos revendeurs auprès de ses 1,6 million d’utilisateurs ». L’éditeur revendique plus de 300 partenaires dans le monde et 27 000 clients dont Kodak, Coca Cola, NTT Domoco, Honda ou encore Vodafone. L’éditeur australien possède bien sûr des bureaux au Royaume-Uni et des partenaires en France, Allemagne et Hollande. Il emploie aujourd’hui 170 personnes.

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