L’armée française veut fédérer un noyau européen de cyberdéfense

Continuant de structurer sa cyberdéfense, l’armée française a annoncé l’établissement d’une doctrine interne pour établir les principes de la cyberguerre. Et va proposer à ses alliés européens une mise en commun des équipements de détection d’ici deux ans.

Dans le cadre du projet de loi de programmation militaire qui sera voté à l’Assemblée cet été, un millier de cybersoldats devraient être recrutés par l’armée et l’Anssi d’ici 2025. (Crédit : République française)

En janvier, la ministre de la Défense, Florence Parly, profitait du FIC 2018 pour rappeler qu’1,6 milliard d’euros vont être investis dans la lutte contre les cybermenaces entre 2016 et 2019. L’armée française continue, de son côté, à structurer sa cyberdéfense. Selon Le Monde, le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre, veut établir une doctrine de la cyberguerre d’ici la fin de l’été. Ce document interne devra montrer comment intégrer la cyberdéfense dans la manœuvre militaire globale et ce qu’il est possible d’en attendre. 

Si l’organisation de la lutte française contre les attaques dématérialisées se structure en France, le général Olivier Bonnet de Paillerets – en charge du commandement interarmées cyber depuis début 2017 – assure que la lutte doit se faire communément entre les administrations nationales. Le domaine cyber « revisite la gouvernance des opérations militaires » a-t-il indiqué à nos confrères du Monde. Le général veut ainsi accélérer la coopération et souhaite proposer aux pays alliés de la France (l’Estonie, le Royaume-Uni ou l’Allemagne) de mutualiser les équipements de détection et déployer un système de partage d’informations. Le « comcyber » s’est donné « deux ans pour fédérer un noyau européen de cyberdéfense au niveau opérationnel ». 

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