Les technologies Smart Building et IoT restent trop fragmentées

Pour exploiter pleinement le potentiel des villes intelligentes, les organismes de normalisation, les entreprises et les gouvernements doivent mieux coopérer. Le problème reste toutefois l’absence de normes de systèmes.

Un exemple de modélisation BIM. (crédit D.R.)

Selon une étude réalisée par le Georgia Institute of Technology, il faudrait plus de coopération entre les organismes de normalisation, les entreprises, les mairies et les autres parties prenantes pour que l’IoT et les technologies de bâtiments intelligents puissent travailler ensemble et exploiter pleinement le potentiel offert par les villes intelligentes. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de normes pour les systèmes que l’on trouve actuellement dans les bâtiments intelligents, et encore moins de normes pour partager leurs données avec de nouveaux dispositifs IoT. Si un éditeur de logiciels d’automatisation pour les ascenseurs utilise un format de données très différent de celui du fabricant des systèmes de ventilation d’un bâtiment donné, il est difficile d’intégrer ces deux systèmes critiques dans le même framework.

Concernant les smart buildings, ce qui rend le problème de la normalisation aussi compliqué, c’est que la plupart des systèmes utilisés aujourd’hui pour l’administration des installations numériques ont été conçus à l’origine pour effectuer un tas de fonctions différentes. Par exemple, le schéma Green Building XML ou gbXML a été créé pour permettre le partage d’informations CAO entre différents plans de bâtiments. Sauf qu’il est désormais utilisé comme outil d’analyse en direct de la consommation d’énergie dans les bâtiments intelligents.

L’architecture d’une smart city compatible IdO pour arriver à un réseau d’installations intelligentes. 

Unifier les normes dans plusieurs pays 

Le National Institute of Standards and Technology (NIST) américain a commencé un travail de centralisation de ces innombrables systèmes. Bien qu’encore en grande partie à l’état de concept, le framework « IoT-Enabled Smart City Framework » appelé aussi « IES-City Framework » sur lequel travaille le NIST avec des instituts d’autres pays permet d’avoir une idée plus concrète des cas d’usage possibles que permettrait la mise au point de normes plus unifiées.

Parmi les cas d’usage proposés par les chercheurs de Georgia Tech, on peut citer :

– Un système de gestion des installations qui permet de savoir si les gens occupent ou non un espace donné dans un bâtiment, de prendre de meilleures décisions quant à l’usage de l’espace, de répartir avec précision les services d’urgence en cas d’incendie ou de fusillade et même de gérer l’énergie en éteignant les ordinateurs et le système de ventilation quand les espaces ne sont pas occupés.

– Une visseuse intelligente qui pourrait reconnaître l’identité de l’utilisateur et compter le nombre de vis utilisées afin de suivre la productivité, renvoyer des informations de maintenance sur le matériel et des données sur la durée d’usage et la localisation de l’appareil.

– Un service automatisé d’entretien et de nettoyage qui permettrait à des aspirateurs intelligents, type Roomba, de nettoyer automatiquement les petites taches détectées sur un plancher, et hiérarchiser les demandes d’entretien en fonction de leur niveau de saleté.

Le rapport complet est disponible en téléchargement à cette adresse.

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