L’Inria fête ses 50 ans au CentQuatre les 7 et 8 novembre

1967-2017 : 50 années consacrées par l’Inria à la recherche et à l’innovation en sciences du numérique. Pour marquer cet anniversaire, l’institut rassemble la communauté scientifique au CentQuatre-Paris, mardi et mercredi 7 et 8 novembre, pour débattre de sujets technologiques et de société. L’événement (à suivre en direct sur le web) s’ouvre au public pour exposer une quinzaine de projets et les réalisations d’une dizaine de start-ups.

Parmi les chercheurs présents au CentQuatre cette semaine, l’équipe-projet Defrost d’Inria Lille, dirigée par Christian Duriez (ci-dessus) travaille sur la robotique déformable. (Crédit : Inria/G.Maisonneuve)

Pour ses 50 ans, l’Inria – Institut national de recherche en informatique et en automatique – va réunir pendant deux jours plusieurs dizaines de personnalités du monde académique et industriel pour réfléchir aux enjeux scientifiques, technologiques, éthiques et philosophiques du moment. Les mardi 7 et mercredi 8 novembre, sur le site du Centquatre, dans le 19ème arrondissement de Paris (5 rue Curial), il sera tour à tour question des promesses et limites de l’intelligence artificielle, des modèles numériques appliqués tant à la santé, qu’au climat, aux usines et aux villes de futur, mais aussi du traitement des données personnelles à travers les algorithmes, ou encore des mythes et réalité de la robotique.

L’événement, ouvert par l’intervention de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, débutera par une rétrospective sur 50 années de recherche scientifique au service du transfert vers les entreprises. L’Inria propose de suivre l’événement en direct sur Internet. Un site web a par ailleurs été ouvert pour faire témoigner les chercheurs qui ont participé aux innovations les plus marquantes au sein d’équipes-projets.

De haut en bas, le projet Kayak sur un poste bureautique et les réalisations de la start-up Fluid pour afficher des images en milieu médical. (crédit : Inria)

Par exemple, entre 1979 et 1983, le projet Kayak a porté sur un outil bureautique baptisé le buroviseur. Celui-ci comportait un traitement de texte, un écran graphique, une souris et faisait appel à la synthèse et à la reconnaissance vocale. Autre exemple, parmi les nombreuses start-ups issues de l’Inria, Fluid propose une technique de navigation médicale qui permet au chirurgien d’afficher les images dont il a besoin sans devoir retirer ses gants.

Découvrir 15 projets de l’Inria de façon ludique

Sur l’espace Recherche & Innovation de l’événement, qui sera ouvert au public à partir de 12h30 les après-midi des 7 et 8 novembre, des chercheurs de l’Inria présenteront les innovations de façon ludique. Parmi ceux-ci, l’équipe-projet Defrost de l’Inria Lille présentera par exemple trois robots mous et déformables pour lesquels elle développe les logiciels permettant d’en concevoir, simuler et contrôler les mouvements. L’équipe-projet Mimesis, de l’Inria Nancy, montrera de son côté ses travaux pour former et aider au diagnostic, par exemple en se mettant dans la peau d’un chirurgien pour effectuer une opération de la rétine.

Toujours dans le domaine médical, le dispositif de captation cardiaque Heart Vibes, de l’équipe-projet M3dism, de l’Inria Saclay (Ile-de-France), a été développé au départ pour un suivi physiologique des astronautes. Avec les capteurs maintenant disponibles sur smartphone, ce sismocardiogramme ouvre plus largement son champ d’application. En tout, 15 présentations seront ainsi proposées. Aux côtés des chercheurs, 10 start-ups exposeront par ailleurs leurs développements : HyVibe, Augmented Acoustics, Metronaut, Deepomatic, IQSpot, Ambiciti, Iconem, Alerion, Synectique et Mars:hello.

chevron_left
chevron_right