Santé et agriculture irriguées à l’IA et au cloud

A l’occasion de son point presse de rentrée, Microsoft a réuni plusieurs responsables IT, numérique et DPO des CHU de Lille et de Nancy ainsi que le directeur général d’InVivo (ex Union Générale des Coopératives Agricoles Françaises). Plusieurs projets en IA, cloud et digital workplace et cloud ont été passés en revue.

De gauche à droite : Guillaume Deraedt (DPO du CHU de Lille et adjoint au délégué général de la CAIH en charge de la stratégie digitale), Philippe Leca (directeur des ressources numériques et du SI du CHU de Lille) et Jean-Christophe Calvo (DSI du groupement hospitalier de territoire du CHRU de Nancy) réunis le 17 janvier 2019 au siège de Microsoft France à l’occasion de sa conférence de rentrée. (crédit : D.F.)

Pour sa conférence de rentrée jeudi 17 janvier 2019, Microsoft France – certifié hébergeur en données de santé à l’automne dernier – a donné la parole à plusieurs responsables IT, numérique et DPO des CHU de Lille et de Nancy. Mais également au directeur général d’InVivo (ex Union Générale des Coopératives Agricoles Françaises). Avec à la clé quelques détails sur leurs projets en intelligence artificielle et cloud.

Avec 1,3 milliard d’euros de budget annuel et 16 000 professionnels de santé, le CHU de Lille fait partie des 4 plus importants centre hospitalier universitaire de France. Sa DSI, composée de 115 personnes et disposant d’un budget d’investissement de 8 millions d’euros (sur un total de 62), l’organisme est loin d’avoir à sa disposition tous les moyens de ses ambitions. « On est loin d’allouer comme d’autres entreprises 3% de notre chiffre d’affaires à l’IT, on tourne plutôt en dessous des 2% », nous a indiqué Philippe Leca, directeur des ressources numériques et du SI du CHU de Lille. En termes d’usages IT et numériques, l’hôpital commence à faire évoluer ses pratiques collaboratives en faisant basculer plusieurs populations d’utilisateurs – dont les médecins – vers le digital workplace, la messagerie instantanée et mobile. « La transformation du métier est à faire mais il reste des points d’attention en termes de sécurité sur les fuites et le mélange des données, le piratage d’équipements et le risque de black out ».

InVivo 

Thierry Blandinières, directeur général d’InVivo (à gauche) a expliqué des usages liés à l’IA dans l’agriculture, aux côtés de Carlo Purassanta, président de Microsoft France le 17 janvier 2019. (crédit : D.F.)

Automatiser analyse et exploitation des données des EEG

Le CHU de Nancy est également concerné par l’évolution de ses pratiques bureautiques et collaboratives – avec notamment la bascule depuis 2 ans vers Office 365 et Teams avec la création d’espaces d’équipes pour les praticiens (dermatologie, cardiologie…). Mais c’est surtout un cas en intelligence artificielle qui retient l’attention. L’organisme a ainsi commencé, dans le cadre des recherches menées par son laboratoire du sommeil, à utiliser l’IA pour faciliter l’analyse des données oniriques des patients. « L’analyse des EEG est très chronophage aujourd’hui et demande des heures aux techniciens avant que le praticien travaille dessus », a indiqué Jean-Christophe Calvo, DSI du groupement hospitalier de territoire du CHRU de Nancy. « L’IA va permettre d’automatiser la détection d’anomalies ». Les promesses de la plateforme AI Azure de Microsoft sont grandes pour le CHU qui cherchait une solution capable d’analyser et d’exploiter une très grande volumétrie de données dans un contexte où un export d’EEG simple pèse 20 0Mo et que le périmètre cible dépasse plusieurs To de données.

Regroupant 240 coopératives, InVivo (ex Union Générale des Coopératives Agricoles Françaises) s’est lancé de son côté dans la mise oeuvre de solutions pour aider les 300 000 agriculteurs qu’il représente pour les accompagner dans leurs démarches d’une transformation de leur métier et outils de production. « Le monde agricole a connu des transformations et la plus évoluée est la remise en question liée à la révolution numérique qu’il faudra intégrer », a lancé Thierry Blandinières, directeur général d’InVivo. « Une fois que le gouvernement réglera le problème des zones blanches, les agriculteurs pourront produire plus et mieux ». Pour les aider dans cet objectif, InVivo s’est lancé dans la création d’une digital factory, dotée de 150 millions d’euros d’investissement. « C’est une place de marché qui va connecter les consommateurs et les agriculteurs, et permettre la traçabilité de produits avec la blockchain ».

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