Toruk du Cirque du Soleil : une expérience interactive grâce à SAP HANA

Dans le cadre de sa tournée « Toruk, le premier envol », la compagnie du Cirque du Soleil a utilisé des technologies de traitement des données pour offrir aux spectateurs une expérience plus immersive, plus interactive et plus personnalisée.

Pour son dernier show Turok, le premier envol Le Cirque du Soleil mise sur l’interactivité avec le public. (Crédit Cirque du Soleil)

Pour profiter de tous les effets visuels de son spectacle « Toruk, le premier envol » (inspiré du film Avatar de James Cameron), le Cirque du Soleil invite ses spectateurs à télécharger une application connectée à la plateforme de SAP HANA. L’expérience plus interactive est même personnalisée en fonction de l’emplacement du spectateur dans le théâtre. L’application était opérationnelle lors de la récente tournée du cirque contemporain en Australie. « Alors que, avant la plupart des spectacles, on demande aux spectateurs d’éteindre leurs téléphones, nous les encourageons à utiliser leurs portables pour interagir avec l’application », a déclaré Stuart O’Neill, directeur de SAP Hybris Australie/Nouvelle-Zélande.

L’application délivre aussi des informations sur les billets, le déroulement du spectacle et offre des contenus sur le « Monde de Pandora », inspiré par le film de James Cameron. Ensuite, pendant toute la durée du spectacle, des notifications invitent les spectateurs à interagir avec certains effets spéciaux de Toruk. Par exemple, en touchant l’écran de leurs mobiles, ils peuvent faire surgir des lucioles ou voir les yeux illuminés du Viperwolf, ou encore sentir, sous forme de vibrations, le tonnerre et la foudre. « Tout dépend de la façon dont la lumière et le son interagissent avec le public en temps réel », a expliqué Stuart O’Neill. « La technologie a la capacité de traiter un grand nombre de données en temps réel, permet de savoir où se trouve le spectateur, d’anticiper sur ce qu’il veut faire, et d’interagir et de personnaliser son expérience pendant le spectacle ». Après le show, l’application prolonge encore l’expérience du spectateur en proposant des images interactives, des vidéos et du contenu. « L’idée est d’inciter les gens à participer à l’histoire après le spectacle, en leur proposant par exemple de télécharger des chansons et d’autres contenus », a ajouté le directeur de SAP Hybris Australie/Nouvelle-Zélande. « Dans l’autre sens, nous utilisons les données de l’application pour améliorer les futurs spectacles, inventer de nouvelles choses et continuer à évoluer ».

 

Inspiré du film Avatar, le dernier spectacle du Cirque du Soleil fait la part belle aux effets numériques. (Crédit Cirque du Soleil).

En général, les spectacles du Cirque du Soleil sont très colorés, mais cette fois, la scène qui ressemble à une toile vierge, avec un écran vert, paraît grise, presque fade, car la majorité des décors est créée par la lumière. « Pour ce spectacle, le Cirque du Soleil voulait utiliser la technologie et la puissance du numérique pour offrir une expérience encore plus immersive aux spectateurs », a déclaré Stuart O’Neill. Selon Michael Veilleux, le directeur du Cirque du Soleil, les fans de James Cameron sont nombreux, et le défi du Cirque du Soleil était d’attirer ce nouveau public en lui proposant une approche novatrice. « Cette année, nous avons décidé de ne pas nous concentrer uniquement sur les acrobaties, mais d’ajouter une composante plus numérique au spectacle », a déclaré le directeur. « La manière dont les projections et la technologie contribuent au scénario sont assez uniques, sans que les acrobaties n’éclipsent l’histoire qui se situe avant le récit du film lui-même ».

Le partenariat entre SAP et le Cirque du Soleil remonte à 2001, soit, selon M. O’Neill, « un temps assez conséquent pour permettre aux deux partenaires de trouver des solutions novatrices pour améliorer l’expérience du spectateur ». L’application avait été annoncée à New York en 2015, à la veille de la tournée mondiale de la production. « Étant donné que le film de James Cameron est au cœur de l’histoire, le Cirque du Soleil voulait offrir quelque chose qui n’a jamais été fait », a-t-il déclaré. « Et d’après les directives de James Cameron, la production voulait vraiment quelque chose d’innovant, de différent, où la technologie jouait un rôle majeur ».

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