Un hackathon de l’Ecole 42 au profit de la Caisse nationale d’assurance vieillesse

Dans le cadre d’un hackathon, des étudiants de l’école d’informatique 42 ont imaginé des services numériques pour la Caisse nationale d’assurance vieillesse autour des dossiers de retraite. Quatre projets ont été retenus qui seront suivis jusqu’en mars au sein de la Cnav.

Le hackathon #Labretraite a fait émerger le 15 novembre quatre projets pour faciliter le travail des agents à la Cnav et les démarches autour des retraites. (crédit : Matrice)

Pendant 3 jours, du 13 au 15 novembre, des étudiants de l’école d’informatique 42 ont planché, dans le cadre d’un hackathon, sur des idées de services numériques avec la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) pour déboucher sur des solutions susceptibles d’améliorer la prise en charge des dossiers retraite. A l’issue du challenge, quatre propositions ont été retenues qui conduiront les étudiants à être accueillis par la Cnav jusqu’à fin mars 2018 pour co-développer ces solutions. Le jury chargé de départager les équipes était présidé par Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire à la réforme des retraites.

Les équipes du hackathon dans la dernière ligne droite (crédit photo : Matrice).

Le projet lauréat porte sur l’accès à la connaissance en interne afin de faciliter le travail des agents de façon centralisée et contextualisée. Sur les trois autres projets retenus, l’un doit faciliter l’accès aux droits à la retraite et à l’action sociale pour les publics fragilisés, un autre doit aider à sensibiliser les moins de 55 ans à la constitution de ses droits à la retraite (validation de trimestres notamment) et le dernier porte sur la mise en  place de formulaires pré-remplis avec des données déjà récupérées, les interlocuteurs de la Cnav n’ayant plus qu’à vérifier et compléter les informations.

Des rencontres avec la Cnav en amont

Spontanément, les développeurs en herbe de 42 n’auraient peut-être pas songé d’eux-mêmes à proposer des solutions à la Caisse nationale d’assurance vieillesse. Le concours a été organisé avec l’association Matrice, née de la convergence entre 42 et l’incubateur de start-ups Creative Valley, et qui favorise les rapprochements entre les écoles et les entreprises. L’idée était de faire se rencontrer en amont, pendant une quinzaine de jours, des acteurs de la Cnav avec des étudiants pour leur faire découvrir les pratiques autour de l’assurance retraite. Une journée de brainstorming s’est ensuite tenue avec des experts venus des directions de la caisse d’assurance retraite pour parler des usages. L’objectif était de permettre aux étudiants de pouvoir se plonger dans ce sujet complexe afin de pouvoir faire des propositions de solutions numériques. Les quatre projets sortis vainqueurs du hackathon vont maintenant être ajustés et suivis jusqu’au printemps prochain au sein de la Cnav.

Le schéma des programmes en trois volets (immersion, transformation, production) montés par Matrice avec des étudiants de différentes écoles et des entreprises ou d’autres organisations, ici la Cnav. (crédit : Matrice)

42 pointé du doigt pour des problèmes de sexisme

L’école 42 s’est lancée en 2013, sur l’impulsion du fondateur de Free Xavier Niel, pour former aux métiers du numérique. L’établissement d’un genre nouveau, dirigé par Nicolas Sadirac, ancien directeur de l’Epitech, a mis d’emblée en avant ses différences : gratuité, apprentissage peer-to-peer, fonctionnement participatif. On aurait pu penser que l’école ferait aussi progresser dans ses rangs le pourcentage de femmes parmi les élèves qui se destinent aux métiers du développement. Ce n’est pas encore le cas. L’école compte 13% de jeunes femmes sur sa promotion arrivée en novembre. Et la voici confrontée à des attitudes sexistes, rapportent nos confrères de l’Usine Nouvelle. Les remarques graveleuses et comportements déplacés qu’ils décrivent montrent que le parcours des jeunes femmes n’est pas toujours facilité dans un univers où elles sont trop peu représentées.

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