Google ajoute la blockchain à ses services cloud

La plateforme de cloud computing de Google a intégré les technologies de registres distribués (DLT), de Digital Asset et BlockApps. Les clients GCP pourront ainsi développer des application métiers utilisant la technologie blockchain.

D’après un rapport IDC, les dépenses dans les technologies blockchain sont principalement faites aux Etats-Unis et en Europe de l’ouest. Les principaux secteurs d’investissement sont la finance (552 M$ en 2018), la distribution (379 M$) et les services (334 M$).

Alors qu’IDC prévoit que les investissements dans la technologie blockchain atteindront 11,7 milliards de dollars en 2022, Google veut en être également. La firme Mountain View a annoncé deux partenariats  pour offrir aux industries des services financiers et d’autres plateformes cloud sur lesquelles elles pourront développer des applications basées sur la technologie blockchain.

Dans un billet de blog introduisant sa conférence Next 18, qui commence aujourd’hui, Google Cloud a donc annoncé collaborer avec Digital Asset et BlockApps afin d’aider les clients à « explorer les moyens dont ils pourraient utiliser les systèmes de la technologie des registres distribués (DLT) sur Google Cloud Platform. » Le premier est un éditeur de logiciels DLT pour le secteur de la finance. BlockApps est une plateforme de développement d’applications blockchain. Toutes deux sont basées à New York.

Intégration d’Hyperledger Fabric et Ethereum plus tard dans l’année

« Ce partenariat va réduire les obstacles au développement d’applications DLT en livrant notre plateforme avancée de registres distribués et notre langage de modélisation à Google Cloud » a déclaré Blythe Masters, CEO de Digital Asset, dans un communiqué. Plus tard dans l’année, GCP lancera des intégrations open source pour Hyperledger Fabric et Ethereum, les deux principales plateformes de blockchain d’entreprise. Google Cloud a également rejoint la version bêta privée du programme de développement de Digital Asset. Il permet à un groupe restreint de partenaires technologiques, éditeurs de logiciels et sociétés de services financiers d’accéder au SDK de son langage de modélisation de contrats intelligents, Digital Asset Modeling Language.

Les contrats intelligents sont des protocoles d’automatisation basé sur blockchain (des scripts logiciels en somme) qui s’exécutent sur DLT selon des règles métier prédéfinies. Par exemple, un contrat intelligent pourrait déterminer quand les conditions d’un achat immobilier ont été remplies, libérant ainsi les fonds de la banque. Autre exemple, dans la gestion de la supply chain, pour suivre et vérifier la réception des marchandises.

Le BaaS a le vent en poupe

Depuis deux ans, les offres blockchain as a service (BaaS) se sont rapidement développées pour inclure certains des plus grands acteurs de l’industrie technologique : Microsoft, IBM, HPE, SAP, Oracle, ou encore AWS. Ce dernier s’est associé avec ConsenSys, éditeur de la plateforme blockchain managée Kaleido basée sur Ethereum et open source.

Les BaaS permettent ainsi aux entreprises de créer des preuves de concept et blockchains en production sans avoir besoin d’investissements internes. L’architecture peer-to-peer sur laquelle les réseaux blockchain sont construits nécessite en effet de nombreux nœuds de serveurs capables de s’adapter rapidement à mesure que le réseau DLT grandit. Et les développeurs blockchain sont en effectifs trop restreints par rapport à la demande, très forte aujourd’hui.

« Comme pour toute nouvelle technologie, il y a une courbe d’apprentissage lorsque les entreprises clientes la mettent en production » indique Bill Fearnley, directeur des recherches sur les stratégies mondiales blockchain chez IDC. « L’un des avantages du partenariat avec un fournisseur BaaS est que les utilisateurs peuvent tirer parti de son expérience pour rendre leurs systèmes plus sûrs. »

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